Ce que dit la loi
La loi Sapin 2 (loi du 9 décembre 2016) impose aux entreprises d’au moins 50 salariés de mettre en place une procédure interne de recueil et de traitement des signalements. Le dispositif couvre les crimes et délits — donc le harcèlement moral, le harcèlement sexuel et les discriminations, qui sont des délits. L’agissement sexiste, lui, n’est pas un délit, mais reste interdit par le Code du travail et peut être remonté par cette voie.
La loi Waserman du 21 mars 2022 a renforcé ce cadre : le salarié peut désormais choisir, dès son premier signalement, entre le canal interne et un canal externe. La procédure doit garantir la confidentialité de l’identité de l’auteur du signalement (décret du 19 avril 2017). Le dispositif s’inscrit aussi dans l’obligation générale de sécurité de l’employeur (art. L.4121-1 du Code du travail).